OBSERVATOIRE DES LOYERS JUDICIAIRES METROPOLE DE LYON, 6EME ÉDITION (2008-2022) (AJDI) | PH. FAVRE-REGUILLON
Loyer commercial à Lyon : que révèle le 6ᵉ Observatoire des loyers judiciaires (2008-2022) ?
Par Philippe Favre-Réguillon, expert en estimations immobilières & commerciales — Publié dans la Revue AJDI, décembre 2022
Article rédigé à partir de l’étude « Sixième observatoire des loyers judiciaires de la métropole de Lyon (2008-2022) — Métropole de Lyon (69) et tribunal judiciaire de Vienne (38) », par Philippe Favre-Réguillon, expert judiciaire près les cours d’appel et administrative d’appel de Lyon, publiée dans l’AJDI, décembre 2022, p. 1 à 11.
Combien coûte, en réalité, un local commercial à Lyon lorsqu’un désaccord entre propriétaire (bailleur) et commerçant (locataire) oblige un tribunal à fixer le loyer ? C’est la question à laquelle répond, chiffres et décisions de justice à l’appui, le 6ᵉ Observatoire des loyers judiciaires de la métropole de Lyon, réalisé par Philippe Favre-Réguillon, expert en évaluation immobilière. Cette étude passe en revue plus de dix ans de décisions rendues par le tribunal judiciaire de Lyon et, pour la première fois, celui de Vienne (Isère). Voici ce qu’il faut en retenir, expliqué simplement.
| L’essentiel en 3 points
● À Lyon, le nombre de procès pour fixer un loyer commercial a fortement diminué : de 51 décisions en 2009 à 18 en 2021, la plupart des litiges se réglant finalement à l’amiable, souvent sur la base du rapport de l’expert. ● Le loyer commercial le plus élevé fixé par un juge entre 2008 et 2022 atteint 950 €/m²/an, rue de la République à Lyon — mais la réalité du terrain va de 300 € à 950 € selon l’emplacement. ● Une multitude de petits « effets » concrets (terrasse, angle, vitrine, accès, charges…) peuvent faire varier un loyer de quelques points à plus de 30 %. |
Qu’est-ce que l’« Observatoire des loyers judiciaires » ?
Il s’agit d’une étude technique, publiée dans la revue juridique AJDI (Actualité Juridique Droit Immobilier), qui analyse dans le détail les décisions rendues par les tribunaux lorsqu’ils doivent fixer eux-mêmes le loyer d’un local commercial faute d’accord entre le propriétaire et le commerçant. Cette 6ᵉ édition, parue en décembre 2022, couvre la période 2008 à 2022 pour le tribunal judiciaire de Lyon, et étend pour la première fois l’analyse au tribunal judiciaire de Vienne, en Isère. Elle a été réalisée par Philippe Favre-Réguillon, Chartered Surveyor MRICS, REV by TEGoVA et CFEI, expert en estimations immobilières près les cours d’appel et administrative d’appel de Lyon.
Concrètement, cette étude sert de repère de marché pour tous ceux qui doivent négocier, fixer ou contester un loyer commercial à Lyon ou à Vienne : commerçants, propriétaires, avocats, notaires, syndics et experts.
Bail commercial : quelques mots simples avant de commencer
Avant d’entrer dans le détail, quelques termes techniques reviennent souvent dans cette étude. Voici ce qu’ils signifient, en clair :
- Valeur locative — le loyer annuel « normal » d’un local, tel qu’un juge ou un expert l’estimerait au regard du marché et des caractéristiques du bien.
- Renouvellement de bail — le moment, tous les neuf ans en général, où le bail commercial est reconduit et où le loyer peut être révisé.
- Plafonnement du loyer — règle qui limite, en principe, la hausse du loyer de renouvellement à l’évolution d’un indice, pour protéger le locataire contre une envolée brutale.
- Déplafonnement — l’exception : dans certains cas prévus par la loi, le loyer peut être fixé directement à sa vraie valeur de marché, sans être limité par le plafonnement.
- Facteurs locaux de commercialité — l’attractivité commerciale du quartier ou de la rue (flux de passage, dynamisme économique, nouveaux commerces à proximité…).
- Droit au bail — la somme qu’un commerçant verse à son prédécesseur pour reprendre son bail ; elle n’a, juridiquement, rien à voir avec le loyer dû au propriétaire.
Ce que montrent les chiffres à Lyon (2008-2022)
De moins en moins de procès, de plus en plus d’accords amiables
Le nombre de décisions rendues chaque année par le tribunal judiciaire de Lyon en matière de fixation de loyer commercial est en baisse continue : de 51 décisions en 2009, il est tombé à 18 en 2021 (avec un point bas à 13 en 2018 et 2019). L’étude explique cette baisse par un nombre croissant de désistements : les parties choisissent de plus en plus souvent de trouver un accord à l’amiable en cours de procédure, très souvent sur la base du rapport rédigé par l’expert judiciaire.
Les loyers judiciaires les plus élevés observés à Lyon
Sur l’ensemble de la période étudiée (2008 à aujourd’hui), l’étude recense trente-cinq loyers fixés judiciairement à plus de 300 €/m² par an. Voici les emplacements les mieux valorisés (loyer fixé par le tribunal, en euros par m² et par an) :
| Adresse (Lyon) | Année de la décision | Loyer fixé /m²/an |
| 83, rue de la République | 2011 | 950 € |
| 73, rue de la République | 2013 | 800 € |
| 24, rue de la République | 2017 | 772 € |
| 105, rue Pdt Édouard-Herriot | 2022 | 700 € |
| 16, rue Émile-Zola | 2022 | 580 € |
| 16, rue Victor-Hugo | 2022 | 580 € |
| 35, rue Pdt Édouard-Herriot | 2020 | 575 € |
| 37, rue de la République | 2014 | 560 € |
| Centre commercial Part-Dieu | 2016 | 558 € |
| Place Charles-Béraudier | 2015 | 535 € |
| 1, place Francisque-Regaud | 2020 | 500 € |
| 82, rue Pdt Édouard-Herriot | 2015 | 515 € |
Sans surprise, ce sont les artères les plus commerçantes du centre-ville — rue de la République, rue du Président-Édouard-Herriot, place Charles-Béraudier, centre commercial de la Part-Dieu — qui concentrent les valeurs locatives les plus élevées, jusqu’à plus de trois fois la valeur plancher de 300 €/m²/an observée par ailleurs sur la période.
Et du côté du tribunal judiciaire de Vienne (Isère) ?
La juridiction viennoise traite beaucoup moins de litiges (une poignée d’axes commerçants seulement, pour une ville d’environ 29 000 habitants) : 5 décisions par an entre 2013 et 2015, puis un contentieux quasiment à l’arrêt (0 à 2 décisions par an) depuis. Parmi les décisions marquantes : un local à destination de supermarché a été fixé à 150 €/m² par an (bail renouvelé le 1ᵉʳ janvier 2017) ; un local à usage d’agence immobilière a été fixé à 140 €/m² utile par an (bail renouvelé en septembre 2017) ; un local plus excentré, à Salaise-sur-Sanne, a été fixé à 69,60 €/m² par an.
Comment un juge fixe-t-il un loyer commercial ? Les 10 points clés de l’étude
1. Bien choisir la méthode d’évaluation
Il n’existe pas une seule façon de calculer un loyer commercial : la bonne méthode dépend du type de commerce. On peut, selon les cas, appliquer un taux à la valeur du terrain (quand il n’existe pas de comparable), utiliser la « méthode hôtelière » fondée sur le chiffre d’affaires potentiel (pour les hôtels, théâtres et autres locaux à usage unique), comparer avec des loyers de biens équivalents (pour des bureaux), ou étudier finement les prix pratiqués dans le voisinage immédiat (pour les boutiques — la méthode la plus fréquente et la plus complexe).
2. Bien caractériser un changement « notable » du quartier
Un quartier qui évolue (nouveaux commerces, nouvelle rue piétonne…) peut justifier de sortir des règles habituelles de plafonnement du loyer. Mais encore faut-il démontrer que ce changement profite réellement au commerce concerné, et pas seulement au quartier en général.
3. Toujours donner la priorité à la vraie valeur locative
Pour les boutiques, la loi impose de toujours vérifier la valeur locative statutaire avant d’appliquer un plafonnement, qui bien sur est censé protéger le locataire mais ladite valeur locative peut être inférieure au loyer plafond et dans ce cas l’emporter.
C’est d’ailleurs un piège pour certains bailleurs qui pensent pouvoir augmenter le loyer du bail renouvelé alors que la valeur locative lui apparait inférieure. C’est un cas fréquent des bailleurs mal accompagnés, par des conseils peu formés aux rouages des baux commerciaux.
4. Fini la « décapitalisation » du droit au bail
Certains tentaient de déduire du loyer une part correspondant à la somme versée par le locataire pour reprendre son bail. Les tribunaux rejettent désormais clairement cette pratique : le droit au bail et le loyer dû au propriétaire sont deux choses totalement distinctes.
5. Le loyer fixé par un juge n’est pas un pur prix de marché
La « valeur locative statutaire » retenue par les tribunaux mélange plusieurs références (loyers déjà fixés par la justice, loyers de baux renouvelés à l’amiable, valeurs de marché des nouvelles locations). Résultat : elle est en principe un peu inférieure à la valeur de marché pure, et plus stable dans le temps.
6. Pas de simple moyenne entre les loyers comparables
Le juge ne fait pas la moyenne arithmétique des loyers de biens voisins : chaque référence est pondérée selon sa vraie ressemblance avec le local concerné (destination, obligations des parties, attractivité de l’emplacement, caractéristiques du local).
7. De nombreux « effets » concrets font varier le loyer
Emplacement d’angle, vitrine, terrasse, enseigne, hauteur sous plafond, accès… : une multitude de détails très concrets viennent ajuster le loyer à la hausse ou à la baisse (voir le tableau complet plus bas).
8. La répartition des charges influence aussi le loyer
Si le locataire prend en charge des travaux ou des impôts qui incombent normalement au propriétaire, le loyer doit logiquement en tenir compte à la baisse — et inversement.
9. Le chiffre d’affaires du commerçant n’entre (presque) jamais en compte
Contrairement à une idée reçue, qu’un commerce marche très bien ou très mal n’a en principe aucune incidence sur le calcul du loyer de renouvellement classique. Seule exception, encadrée par des règles précises : la « méthode hôtelière », réservée aux locaux à usage unique (hôtels, théâtres…).
10. Tous les m² d’un local ne se valent pas
Une vitrine en façade vaut plus qu’un espace de réserve à l’arrière. La Charte de l’expertise en évaluation immobilière fournit des grilles officielles pour calculer une « surface pondérée », plus représentative de la vraie valeur du local qu’un simple mètre carré brut.
Ce qui fait monter ou baisser un loyer commercial
Au-delà des grands principes, l’étude recense, décision de justice à l’appui, une série de facteurs très concrets qui, dans la pratique, font varier la valeur locative retenue par les tribunaux. En voici la synthèse.
Les facteurs qui font monter le loyer (⬆)
| Facteur observé | Effet sur le loyer | En clair |
| Effet « bonbonnière » (très petite surface) | +5 à 30 % | Un tout petit local ramené au m² se loue proportionnellement plus cher qu’un grand. |
| Effet terrasse (droit de terrasse) | 0 à 30 % | Une terrasse exploitable sur le domaine public valorise le fonds. |
| Effet d’adresse | +15 % | Un numéro de rue prestigieux ou très identifié peut, à lui seul, valoriser le local. |
| Enseigne, angle, vitrine, synergie, bandeau… | variable | Une vitrine large, un emplacement d’angle ou une bonne synergie avec les commerces voisins sont valorisants. |
| Étalage extérieur | 0 à 2,5 % | Pouvoir exposer sa marchandise devant le local ajoute de la valeur. |
| Double enseigne | +2 % | Un local visible depuis deux rues ou deux façades est avantagé. |
| Destination « tous commerces » | +5 à 20 % | Plus le bail autorise d’activités différentes, plus le local est recherché. |
| Destination contractuelle large ou étendue | +2 à 10 % | Un bail qui autorise plusieurs activités proches vaut plus qu’un bail très restrictif. |
| Cession libre du droit au bail | +2 à 10 % | Pouvoir revendre facilement son bail à un successeur est un avantage qui se paie. |
| Stationnements hors bail | +15 % | Des places de parking mises à disposition en plus du local valorisent l’ensemble. |
| Communication avec des locaux voisins | +3 à 12 % | Pouvoir relier son local à un local contigu (percement) est un atout commercial. |
| Caractéristiques exceptionnelles du local | +5 à 15 % | Une architecture ou des volumes remarquables justifient une prime. |
| Proximité d’un monument historique | +3 % | Le cadre patrimonial attire davantage de passage. |
| Sous-location autorisée | +2 à 5 % | Pouvoir sous-louer une partie du local est un droit qui a une valeur. |
| Exclusivité de destination dans l’immeuble | +5 % | Être le seul commerce de ce type dans l’ensemble immobilier limite la concurrence directe. |
Les facteurs qui font baisser le loyer (⬇)
| Facteur observé | Effet sur le loyer | En clair |
| Absence de point d’eau (sanitaires) | -3 à 10 % | L’absence d’équipements de base pénalise l’exploitation. |
| Absence de façade sur rue, recul, situation sur cour | -5 à 30 % | Un local peu visible depuis la rue attire moins de clientèle. |
| Effets d’échelle, de couloir, d’entonnoir | variable | Une configuration tout en longueur ou mal proportionnée réduit l’usage utile du local. |
| Absence d’accès indépendant | -5 % | Devoir passer par un autre local ou un hall commun est un handicap. |
| Configuration et situation peu favorables | -25 % | Un plan de local difficile à agencer pénalise l’activité. |
| Faible hauteur sous plafond | -20 % | Un plafond trop bas limite l’aménagement et le confort. |
| Accès contraint ou difficile | -3 % | Un accès compliqué décourage une partie de la clientèle. |
| Isolement géographique | -20 % | Un local éloigné des flux de passage est moins attractif. |
| Droit de préemption du bailleur | -5 % | Une clause qui limite la liberté de revendre le bail pèse sur sa valeur. |
| Dénivelé entre le trottoir et le sol du local | -20 % | Une marche ou un dénivelé gêne l’accès et l’exploitation. |
| Interdépendance avec d’autres locaux | -5 à 20 % | Dépendre d’un local voisin (accès, réunion de locaux) complique l’exploitation autonome. |
| Destination très restreinte ou peu porteuse | -10 à 20 % | Un bail qui n’autorise qu’une activité peu recherchée limite la valeur du fonds. |
| Impôts fonciers à la charge du locataire | -2 à 20 % | Si le locataire paie une charge normalement due par le propriétaire, le loyer en tient compte à la baisse. |
| Assurance, honoraires de syndic, frais de gestion | -1 à 5 % | Idem : ces charges, si elles pèsent sur le locataire, viennent réduire le loyer. |
| Travaux urgents à la charge du locataire | -2 % | Un local nécessitant des travaux urgents financés par le locataire vaut moins cher à louer. |
| Travaux de mise en conformité à charge du locataire | -5 à 15 % | Idem pour les travaux de mise aux normes (sécurité, accessibilité…). |
| Locaux livrés « bruts » (sans aménagement) | -4 à 15 % | Un local à aménager entièrement par le locataire vaut moins qu’un local déjà équipé. |
| Vétusté (partie habitation du local) | -30 % | Un logement attenant très dégradé pèse sur la valeur globale. |
Les pourcentages indiqués correspondent aux majorations ou minorations effectivement retenues par les tribunaux dans les décisions étudiées ; ils s’appliquent au cas par cas et ne se cumulent pas nécessairement de façon arithmétique.
Pourquoi consulter un expert en évaluation immobilière ?
Fixer — ou contester — le loyer d’un local commercial est un exercice technique, qui combine droit des baux commerciaux et méthodes d’évaluation immobilière. Comme le montre cette étude, une multitude de critères entrent en jeu, et une erreur de méthode ou l’oubli d’un facteur peut représenter, au m², une différence de plusieurs dizaines de pourcents. Qu’il s’agisse de préparer un renouvellement de bail, de négocier un déplafonnement, ou de sécuriser un dossier avant une procédure judiciaire, l’appui d’un expert judiciaire en estimations immobilières permet de disposer d’un rapport argumenté, opposable et conforme à la jurisprudence la plus récente.
Questions fréquentes sur le loyer des baux commerciaux
Qu’est-ce que la « valeur locative » d’un bail commercial ?
C’est le loyer annuel qu’un expert ou un juge estime « normal » pour un local donné, compte tenu de ses caractéristiques, de sa destination, des obligations respectives du propriétaire et du locataire, des facteurs locaux de commercialité et des prix pratiqués dans le voisinage (article L. 145-33 du code de commerce).
Qui fixe le loyer en cas de désaccord entre propriétaire et commerçant ?
À défaut d’accord amiable, c’est le tribunal judiciaire (la chambre des loyers commerciaux) qui fixe le loyer, le plus souvent après avoir ordonné une expertise judiciaire.
Le chiffre d’affaires du commerçant est-il pris en compte pour fixer le loyer ?
Non, en principe, pas pour un renouvellement de bail classique : la jurisprudence exclut l’évolution du chiffre d’affaires ou le taux d’effort du locataire de l’appréciation de la valeur locative statutaire. Seule la méthode hôtelière, réservée à certains établissements, s’appuie sur un indicateur lié à l’activité.
Qu’est-ce que l’« effet bonbonnière » ?
C’est le nom donné par les praticiens à la majoration appliquée aux très petits locaux : ramenée au mètre carré, une petite surface se loue proportionnellement plus cher qu’une grande, un peu comme un petit conditionnement coûte souvent plus cher au litre qu’un grand.
Qu’est-ce qu’un « déplafonnement » de loyer commercial ?
C’est la possibilité, dans certains cas prévus par la loi (par exemple en cas de modification notable des facteurs locaux de commercialité), de fixer le loyer de renouvellement à sa valeur locative plutôt que de le limiter à l’évolution d’un indice.
À propos de l’auteur de l’étude
Philippe Favre-Réguillon est Chartered Surveyor MRICS, REV by TEGoVA et CFEI, expert en estimations immobilières près les cours d’appel et administrative d’appel de Lyon. Il dirige le cabinet Favre-Réguillon Expertises (Lyon, Annecy, Chambéry) et intervient notamment en évaluation de fonds de commerce, de droit au bail et d’indemnités d’éviction commerciale. Il est l’auteur de plusieurs études publiées dans l’AJDI, dont les précédentes éditions de l’Observatoire des loyers judiciaires, ainsi que du Traité d’évaluation des fonds de commerce, droit au bail et indemnités d’éviction (éditions Le Moniteur).
Source : Ph. Favre-Réguillon, « Sixième observatoire des loyers judiciaires de la métropole de Lyon (2008-2022) — Métropole de Lyon (69) et tribunal judiciaire de Vienne (38) », AJDI, décembre 2022, p. 1-11.
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